Ce que le sexe en dehors du mariage dit de vous (John Piper)

Cette semaine, nous nous entretenons avec le conférencier et auteur Paul Tripp. Paul est l’auteur d’un livre très utile intitulé « Sex and Money » (trad. « Le sexe et l’argent »). Et Paul, l’un des thèmes que vous abordez tout au long du livre – et c’est un thème important – est que la sexualité n’est jamais laïque. Le sexe est toujours spirituel. Le sexe est toujours une forme de culte. Expliquez cette dynamique.

Eh bien, pour comprendre la nature cultuelle du sexe, il faut, là encore, revenir à la façon dont nous avons été conçus. Le culte n’est pas d’abord une activité. Quand beaucoup de chrétiens entendent le mot « culte », ils entendent le dimanche matin, un culte, un rassemblement ou, si c’est une église vraiment cool, le samedi soir. Et ce qu’il est important de comprendre, c’est que le culte est d’abord mon identité avant d’être mon activité. Je ne me contente pas de rendre un culte le dimanche. Je rends en fait un culte au travers de chaque moment de chaque journée – chaque situation, chaque lieu, chaque relation implique un culte. Je veux dire que l’on pourrait dire que, si l’on met de côté la motivation des êtres humains, la seule chose que nous faisons est de rendre un culte.

Le maître de mon coeur

Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que quelque chose est toujours le maître de mon cœur. Quelque chose contrôle toujours mon cœur, le cœur étant le siège de mes pensées, le siège de mes émotions, le siège de ma volonté et de mes choix. C’est donc le centre de contrôle de mon humanité. Il est donc impossible que ma vie ne soit pas régie par le culte.

Par exemple, les mots que je dis aux gens dans ma vie sont contrôlés par ce à quoi je rends un culte. Pensez-y : si j’adore le plaisir et que vous entravez mon plaisir, je vais vous dire des mots de colère. Mais si je rends un culte à Dieu et que vous me barrez la route, je serai patient, bon et indulgent envers vous. C’est là toute la différence. Il m’est donc impossible de me défaire de ma nature cultuelle lorsque je poursuis la sexualité humaine. Elle dépend de ce à quoi je rends un culte.

Application pratique

Maintenant, soyons pratiques. Si je rends un culte à moi-même, je vous utiliserai pour mon plaisir et je vous ferai du mal. Si je rends un culte au sexe, je nierai les limites et j’irai partout où le plaisir sexuel me mènera. Si je rends un culte à l’autre personne, j’essaierai de trouver chez elle une satisfaction que je ne pourrai jamais trouver, je lui ferai du mal et je me ferai du mal. Si je rends un culte à Dieu, alors je vais aimer les limites qu’il a fixées pour moi, je vais aimer mon prochain comme moi-même, et le sexe sera vécu comme il est censé l’être.

Dieu me connaît

C’est bien. Alors que diriez-vous à un couple non marié qui vit actuellement ensemble ?

Cette réponse vous paraîtra sévère au premier abord, mais laissez-moi vous expliquer. Je dirais que Dieu est plus intelligent que vous. Et quand vous dites : « Non, je ne vais pas me tenir à l’intérieur des limites fixées par Dieu », vous dites en fait : « J’en sais plus sur moi et sur cette relation que Dieu. » Dieu sait que les relations sexuelles ne sont sûres que dans le cadre d’une relation à long terme et dévouée entre un homme et une femme, appelée mariage.

Il y a peut-être des mystères que je ne comprendrai jamais, mais je me soumets parce que je comprends que Dieu, mon Créateur, me connaît. Dieu en tant que Créateur connaît le sexe, et il sait que c’est à l’intérieur de ces limites qu’il s’exprime le mieux, qu’il est le mieux embelli, protégé et rendu saint. Ne serais-je pas arrogant si je disais : « Non, je sais mieux que Dieu ? »


Pasteur John Piper vous répond présente les réponses que le pasteur John Piper donne à des questions théologiques et pastorales difficiles. Ce podcast, créé en partenariat avec Desiring God, vous est offert par Revenir à l’Évangile, un blog et un ministère de Publications Chrétiennes. Pasteur John répondra à deux questions chaque semaine. Vous pourrez entendre ses réponses sur notre blog, Facebook, Youtube, Apple Itunes Store et sur l’appareil que vous utilisez pour écouter des podcasts