Comment gagner la guerre pour les méditations du matin (Jackie Hill Perry)

Le combat spirituel est réel dans nos vies. Et la lutte pour nos cultes ou méditations personnels du matin est une lutte sans fin pour beaucoup d’entre nous, une lutte que nous perdons souvent. C’est mon cas en tout cas. Notre attention est attaquée sans relâche pour nous tourner vers des choses vaines et nous attirer en ligne afin de satisfaire nos désirs d’approbation personnelle. Alors, comment garder nos matins ? C’est le sujet d’aujourd’hui. Jackie Hill Perry est notre invitée. Ce qui suit est tiré de son fil Twitter : « Dès que vous vous réveillez, une guerre a lieu pour vous éloigner de la Parole de Dieu. Combattez ! » Oui. Qu’est-ce qui est en jeu, Jackie ? Et comment gagner cette guerre ?

Cette question est difficile parce que j’ai l’impression que c’est une guerre quotidienne et constante pour moi. Quand je me suis mariée et que j’ai eu des enfants, la guerre est devenue plus dure. Cela ne veut pas dire que, dans le célibat, ce n’est pas difficile. Mais j’ai l’impression d’avoir eu des distractions plus significatives. Ce que je veux dire par là, c’est que quand j’étais célibataire, je n’avais que le boulot pour me distraire.

Je me réveillais quand je voulais me réveiller parce que je travaillais à mon compte. Je pouvais passer une heure dans la Parole si je le voulais. Maintenant, si je veux passer un temps ininterrompu avec Dieu, je dois me réveiller avant mes enfants.

Où est ma joie ?

Alors je pense que la guerre est, est-ce que je prends du temps pour Dieu, ou est-ce que j’essaie d’adapter Dieu dans le temps que je pense déjà ne pas avoir ? Quand je me réveille, c’est une décision quotidienne. Je pense qu’une de mes erreurs est que je dors avec mon téléphone. Je sais que si je me débarrassais de mon téléphone, mes distractions ne seraient pas aussi proches.

Donc je pense que ce qui est en jeu, en fin de compte, c’est mon amour pour le Seigneur. J’y pensais hier à l’église quand notre pasteur enseignait sur les Béatitudes. Il a dit combien « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice » (Matthieu 5.6). Il enracinait son texte dans notre amour pour Dieu et notre amour pour la Parole.

La pensée qui m’est venue à l’esprit est : « Si je ne me réjouis pas de la parole de Dieu, alors très probablement je ne me réjouis pas de Dieu lui-même. » Je pense que c’est en fin de compte ce qui est en jeu : mes affections.

En quoi consistent mes affections ? Si mes affections sont dans mon sommeil, alors je vais chérir le sommeil davantage que la Parole. Si mon affection est dans mes courriels, alors je vais plus chérir mes courriels que la Parole. Si mes affections sont dans mon temps, alors mon temps sera plus important que Celui qui est le plus important.

Je pense qu’il est utile d’identifier ce qui est vraiment ma joie. Est-ce Dieu ? Est-ce ce que je possède ? Est-ce ma paix ou ce que je pense être la paix, parce que je suis capable de m’asseoir et de regarder Netflix quand je pourrais lire les Psaumes ?

Je pense qu’il est utile d’identifier les choses qui sont vraiment légitimement bonnes et les occasions de loisirs que j’ai transformées en idole à bien des égards. Ce qui est en jeu, c’est que Jésus et moi soyons en bons termes.

Ce qui est nouveau et ce qui dure

Quelle est l’impulsion que vous ressentez en ligne ? Comment cela se manifeste-t-il ?

J’adore la connaissance, et donc, avant d’aller au lit, j’ai tendance à lire des choses au hasard sur Wikipedia.

Ah, d’accord, donnez-nous un exemple.

Par exemple, il y avait cette émission (je pense qu’elle s’appelle « Génie » sur National Geographic), et c’était sur Picasso. Je me disais : « Je veux juste connaître son nom. Je veux savoir d’où il vient. Je veux savoir quand il a commencé à peindre. »

Et j’ai appris qu’il avait environ treize noms. Alors je suis devenue obsédée par cette information et j’ai fini sur Wikipédia à apprendre des choses sur toute sorte de gens. Et quand je me suis réveillée, ce désir d’information était toujours là. Ce désir tend simplement à vouloir des informations provenant de sources séculières.

Je pense des choses du genre : « Qu’est-ce qui se passe sur Twitter aujourd’hui ? Quelles sont les nouvelles ? Lebron a signé un contrat avec Los Angeles. Je me demande combien il s’est fait. »

Mon esprit s’intéresse à tout ce qui s’est passé pendant que je dormais au lieu de me réveiller et de m’intéresser à la gloire de Dieu et de ses Écritures. C’est quelque chose que je dois constamment tuer : ce désir de valoriser l’information qui est nouvelle plutôt que l’information qui dure.

L’époque du divertissement

Exactement, c’est bien. Que pouvons-nous apprendre d’autre sur les réseaux sociaux ?

Je pense que c’est notre cœur qui est au centre de tout cela.

J’ai récemment demandé à une amie à moi de l’église de me parler de cette idée de distractions. Elle approche de la quarantaine, et je voulais savoir ce que c’était pour elle. Je lui ai dit : « Dans les années 1980, que vous avez connus, je sais que les distractions existaient. Ce n’est pas nouveau. Elles se sont juste transformées. C’est ce qu’elles font. Alors, quelles étaient vos distractions ? »

Et elle m’a répondu : « La TV. Il y a eu cet afflux de séries télé et de cassettes VHS et tout ce genre de choses que nous consommions tous les jours. »

J’étais genre : « Hum. » Je pense qu’en fin de compte, nous devons apprendre à naviguer dans le monde dans lequel nous nous trouvons dans son ensemble, et ce avec toutes ses sortes de distractions. Nous devons voir que cela détournera subtilement notre attention de Dieu si nous le laissons faire.

Je pense qu’en apprenant à aimer Dieu davantage, il devient vraiment plus facile de résister. Je pense que c’est aussi simple que ça.

C’est tellement vrai. Je pense à la parabole de la semence et des quatre terres. Le désir de richesse a toujours été une distraction à l’évangile, depuis la nuit des temps et bien avant l’ère des médias.

Jackie. Merci d’avoir été avec nous.


Pasteur John Piper vous répond présente les réponses que le pasteur John Piper donne à des questions théologiques et pastorales difficiles. Ce podcast, créé en partenariat avec Desiring God, vous est offert par Revenir à l’Évangile, un blog et un ministère de Publications Chrétiennes. Pasteur John répondra à deux questions chaque semaine. Vous pourrez entendre ses réponses sur notre blog, Facebook, Youtube, Apple Itunes Store et sur l’appareil que vous utilisez pour écouter des podcasts