Comment puis-je me soumettre à mon mari non croyant ? (John Piper)
Quand pasteur John était à Édimbourg, en Écosse, il a répondu aux questions de l’auditoire, et l’une de ces questions venait d’une femme qui est chrétienne, mais qui est mariée à un mari non croyant. Elle lui avait demandé : « J’ai été sauvée après mon mariage. J’accepte l’enseignement biblique selon lequel mon mari est le chef de la maison et de la famille. Quel conseil donnez-vous à une femme dans cette situation ? Où dois-je tracer les limites dans ma soumission à lui ? »
Gagnés sans parole
Eh bien, il y a un texte écrit pour vous. 1 Pierre 3.1-6 est écrit aux femmes qui sont mariées à des non-croyants. Mon premier conseil serait donc de mémoriser ces versets. Et ils sont tout à fait remarquables. J’adore ces versets. Je les aime pour moi-même, franchement. La plupart des textes qui sont écrits pour les femmes dans la Bible, je les trouve très utiles pour moi. Mais voilà où il faut regarder.
Le fardeau de ce texte est que votre vie est essentielle à vos paroles. Je veux dire, il est dit qu’ils « pourront être gagnés sans parole » (1 Pierre 3.1). Je ne pense pas que ce soit un absolu, c’est-à-dire : « On ne peut jamais parler de Jésus avec son mari. » Parce qu’il doit savoir que vous êtes croyante, aussi non il ne peut pas être converti. Et il est dit qu’il sera converti. Il doit donc connaître l’évangile.
Et donc, je pense que ça veut dire : « Ne le harcelez pas. Ne le tourmentez pas. Ne lui faites pas la morale. Mais en toute humilité et modestie, quelque part sur le chemin, mettez votre cœur à nu devant cet homme, pour savoir où vous en êtes et pourquoi vous êtes là. » Pas sur le ton de la prédication, mais sur celui du témoignage : « Voilà pourquoi j’aime Jésus. Je crois qu’aimer Jésus m’aidera à mieux t’aimer. Alors s’il te plaît, ne pense pas que quand je le mets en premier, je t’aime moins bien. Ça ne marche pas comme ça, mon chéri. Ce n’est pas le cas. Ce n’est vraiment pas le cas. Je t’aimerai encore plus pour l’aimer encore plus. » Il se peut qu’il trouve cela inintelligible, mais vous devez alors le montrer ; vous devez le prouver.
Ce que Jésus dit se réalise
C’est très complexe dans une époque comme la nôtre, où la violence conjugale est la première chose à laquelle les gens pensent, souvent, quand on parle de soumission. Mais il y a une vraie sorte de soumission qui ne fait pas de votre mari votre Seigneur absolu. Ce texte n’a de sens que si Jésus est votre Seigneur au-dessus de votre mari, parce que vous visez à convertir le mari au Seigneur qui est au-dessus de vous deux. Et si vous avez l’intention de convertir votre mari, il est clair que vous ne vous soumettez pas à ses idées fausses.
Réfléchissez aux implications de ce texte pour ce que la soumission signifie et ne signifie pas. Cela ne signifie pas que votre cerveau a été livré au cerveau du non-croyant, parce que si c’était le cas, vous seriez devenue une non-croyante. Et le texte dit clairement : « Tiens ta position, femme. Tiens ta position. » Vous avez une relation indépendante avec le Seigneur qui est authentique et inébranlable. Peu importe ce qu’il dit, peu importe ce qu’il fait, c’est réel. Jésus est votre Seigneur, et vous voulez qu’il en fasse partie. C’est remarquablement indépendant : en un sens, on pourrait qualifier ce comportement de contraire de la soumission.
Engagée envers Jésus
Donc, au niveau de l’engagement intellectuel, vous êtes engagée envers Jésus, pas envers ce que le mari croit, ce qui signifie que la soumission a une connotation qui n’est pas absolue dans le sens où « Cet homme est mon Seigneur, ce qu’il dit sera fait ». Ce n’est pas le cas. Tout ce que Jésus dit se réalisera. Mais ô mon Dieu, une fois que vous vous serez reposée en Jésus et que vous aurez désiré montrer que cet homme est un leader – c’est-à-dire honorer son leadership, même s’il n’est peut-être même pas un leader – vous allez faire tout votre possible pour honorer ce leadership et encourager et recevoir toutes ses initiatives, toute sa protection, tout son soutien.
Ce sont les trois mots que je pense que la direction implique. Protéger cette femme signifie que je vais mourir pour elle s’il le faut. Elle est ma femme. Personne ne peut l’avoir à part moi, et je la protège contre tout ce qui pourrait la blesser. Deuxièmement, je vais faire tout ce que je peux pour subvenir à ses besoins. Même si j’ai un handicap et qu’elle doit travailler pour moi, je vais faire tout ce que je peux pour être celui qui pourvoit. Et je vais prendre des initiatives. Je parle aux hommes maintenant, mais c’est ce qu’elle veut éveiller en lui et recevoir de lui.
Soumission avec conditions
Je pense qu’il y a des façons soumises de dire non à un mari non croyant. S’il veut que vous fassiez l’amour en groupe, vous allez dire : « Je ne peux pas. Je t’aime, mais je pense que c’est mauvais pour toi, mauvais pour nous. Je ne peux pas faire ça à cause de Jésus. »
Tous les textes de la Bible qui parlent de subordination humaine se résument à ces quatre groupes : les enfants aux parents, les femmes aux maris, les citoyens aux gouvernements et les membres de l’église aux anciens. Et à chaque fois, la subordination est conditionnée. Elles ne sont pas absolues, n’est-ce pas ? Vous ne faites pas tout ce que le gouvernement dit. On ne fait pas tout ce que dit un ancien fou qui a quitté la foi. Vous ne faites pas tout ce que les parents vous disent de faire s’ils essaient de vous amener à les rejoindre dans le péché d’une manière ou d’une autre. Le caractère et la place absolue de Jésus relativisent et conditionnent la subordination d’un enfant, d’une femme, d’un citoyen et d’un membre de l’Église.
Pasteur John Piper vous répond présente les réponses que le pasteur John Piper donne à des questions théologiques et pastorales difficiles. Ce podcast, créé en partenariat avec Desiring God, vous est offert par Revenir à l’Évangile, un blog et un ministère de Publications Chrétiennes. Pasteur John répondra à deux questions chaque semaine. Vous pourrez entendre ses réponses sur notre blog, Facebook, Youtube, Apple Itunes Store et sur l’appareil que vous utilisez pour écouter des podcasts