La louange : un élément essentiel à la mission (John Piper)
La musique : l’écho de notre louange
Un des grands thèmes du Psaume 96 est annoncé dès les deux premiers versets :
« Chantez à l’Éternel un cantique nouveau ! Chantez à l’Éternel, vous tous, habitants de la terre ! Chantez à l’Éternel, bénissez son nom, annoncez de jour en jour son salut ! » (Ps 96.1-2)
Il s’agit, nous l’avons déjà dit, de la musique. Mais ce psaume accorde tellement d’importance au caractère mondial du royaume de Dieu, il insiste tellement sur ce devoir de proclamation du salut et de la gloire de Dieu au quotidien (v. 2) et parmi les nations (v. 3) que l’on peut se demander : pourquoi le commencer sur cet ordre de chanter à Dieu ?
La réponse est simple : nous ne pouvons pas appeler les nations à chanter si nous ne chantons pas nous-mêmes. Or c’est bien notre désir que d’inviter toutes les nations du monde à célébrer en musique le Sauveur et Juge de la terre entière ! Nous ne voulons pas uniquement que tous ces hommes et femmes croient ou changent de comportement. Nous voulons aussi qu’ils éprouvent dans leur cœur, dans leur esprit et dans leur âme une joie en Dieu qui soit si pleine qu’elle déborde en chant !
« Les peuples te louent, ô Dieu ! Tous les peuples te louent ! » (Ps 67.4)
Un chant nouveau s’élève
Mais pourquoi lui chanter un chant nouveau ? Vous remarquerez que ces chants nouveaux dont il est question ne sont pas simplement sur Dieu, mais aussi pour Dieu :
« Chantez à l’Éternel un cantique nouveau ! Chantez à l’Éternel, vous tous, habitants de la terre ! » (Ps 96.1)
Il n’y a rien de mal à chanter à son sujet — c’est bien ce que font les Psaumes, après tout. Pour autant, les choses sont différentes lorsque nous écrivons des chants nouveaux et que nous les chantons à l’Éternel. Quelque chose d’extraordinaire se produit alors dans l’Église. Comme une décharge d’énergie, une étincelle. Nous ne nous contentons pas de vivre sur le capital spirituel des générations passées, loin de là : face à nous se trouve le Dieu vivant et c’est à lui que nous chantons. Il est réel, il s’intéresse à chacun, il se révèle, il est précieux et il est avec nous. Si nos chants sont basés sur sa Parole et qu’ils sont empreints de beauté et d’engagement, alors notre louange n’en deviendra que plus intense et plus personnelle.
Voilà l’appel que nous lancent les Psaumes et auquel j’ai répondu toute ma vie d’adulte. Lorsque nous chantons au Seigneur, il résonne dans le monde un chant nouveau, une vitalité nouvelle et un engagement personnel renouvelé. Et ce qui est merveilleux, c’est que cette louange nouvelle porte aujourd’hui avec force le parfum d’une mission mondiale.
À ma connaissance, la louange n’a jamais été autant au cœur de la mission que de nos jours. Dieu est en train de donner vie au Psaume 96 et c’est merveilleux. Cela dépasse de loin toute dénomination, toute mission, tout groupe ethnique et toute région du monde. L’Église mondiale chante : elle chante au Seigneur des chants nouveaux et elle chante son règne à venir sur les nations.
Le cœur de notre chant
Le Psaume 96 nous demande de répandre la passion pour la gloire de Dieu en toutes choses, afin que tous les peuples puissent s’en réjouir. Il nous demande également d’appeler ces derniers à célébrer la gloire de Dieu au travers de la musique, ce qui est à la fois la chose la plus difficile et la plus réjouissante à faire au monde.
Pour conclure cet article, j’aimerais vous laisser ce simple encouragement : ne ratez pas ce que Dieu est en train de faire. Prenez-y part. Faites une place pour les nations dans votre cœur. Méditez avec sagesse sur les plans de Dieu pour le monde. Vivez pleinement les émotions que ses œuvres merveilleuses suscitent en vous. Chantez de tout votre cœur au Seigneur. Lancez-vous et invitez les nations à vous rejoindre. Que notre louange d’aujourd’hui soit comme celle de demain dans les temps à venir, à jamais centrée sur l’Agneau immolé !
« Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre » (Ap 5.9,10).
Cet article est tiré du livre : Façonné par Dieu de John Piper