La solution au plus grand problème de l’humanité (John MacArthur)

L’offre du pardon divin

En termes simples, le pardon des péchés est le plus grand besoin de l’être humain. En conséquence, le plus grand bienfait de l’Évangile est son offre de pardon divin à ceux qui croient. Aucune autre religion ne propose le moyen d’obtenir un plein pardon ; elles sont donc toutes en train de rassembler des âmes pour l’enfer.

Le jugement divin et le pardon divin sont tous deux conformes à la nature de Dieu. Si sa justice exige la sanction de tout péché (voir Ex 23.7 ; De 7.10 ; Job 10.14 ; Na 1.3), sa compassion retarde patiemment sa colère et prend les dispositions pour que les pécheurs soient pardonnés (voir No 14.18 ; De 4.31 ; Ps 86.15 ; 103.8-12 ; 108.5 ; 145.8 ; És 43.25 ; Joë 2.13). La justice et la miséricorde de Dieu sont constamment juxtaposées dans l’Écriture, et elles ne constituent d’aucune manière des vérités inconciliables (voir Ro 9.14-24). Dans Exode 34.6,7, Dieu se présente lui-même en ces termes :

L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération !

Néhémie reprend le même refrain : « Mais toi, tu es un Dieu prêt à pardonner, compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté… Tu as été juste dans tout ce qui nous est arrivé, car tu t’es montré fidèle, et nous avons fait le mal » (Né 9.17,33). Dans Romains 2.4,5, Paul met en exergue la miséricorde et la justice de Dieu quand il avertit les incroyants de ce qui les attend s’ils ne se repentent pas : « Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu. » D’un côté, rien n’offense davantage la sainteté de Dieu que le péché. Les pécheurs non pardonnés subiront la colère divine. D’un autre côté, dans sa compassion, Dieu se glorifie en accordant à tous le pardon et l’absolution du péché par l’Évangile.

La justice satisfaite de Dieu

Dieu peut à la fois satisfaire sa justice et pardonner aux pécheurs parce que sa justice a été satisfaite par son Fils, qui est mort sur la croix à la place ou en substitut des pécheurs (2 Co 5.20,21 ; Col 2.13,14). Tel est le cœur du message chrétien : le Fils de Dieu s’est fait homme et est mort pour des pécheurs afin de satisfaire la justice de Dieu et réconcilier des hommes pécheurs avec Dieu (voir Hé 2.14-18). Le sacrifice de Christ est l’unique moyen par lequel Dieu offre le pardon au monde (Jn 3.16 ; 14.6). Paul l’exprime ainsi dans Actes 13.38 : « Sachez donc, hommes frères, que c’est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui… ». Éphésiens 1.7,8 fait écho à cette même vérité : « En lui nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous. » La bonne nouvelle du salut est que Dieu est avide de pardonner à tous ceux qui placent vraiment leur foi dans la personne et dans l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ.

Le deuxième chapitre de Marc débute par une histoire de pardon. Au premier chapitre, Marc a insisté de plusieurs manières sur l’autorité divine de Jésus. Sa proclamation de l’Évangile était revêtue d’autorité, comme lorsqu’il appela ses disciples à tout quitter et à le suivre (1.14-20). Il enseignait avec autorité, de sorte qu’il étonnait ceux qui l’entendaient (1.27). Ses guérisons s’opéraient avec autorité, lorsqu’il exerçait son pouvoir surnaturel sur les démons et les maladies (1.25,31,34,42). Dans notre passage (2.1-12), Marc met en lumière l’aspect le plus indispensable des privilèges divins de Jésus, l’autorité d’accorder le pardon des péchés. Cette insistance est au centre de ce miracle inoubliable.

Le récit se concentre sur quatre groupes différents de personnages : les spectateurs curieux, le pécheur paralysé, le Sauveur compatissant et les scribes sans cœur. Après s’être intéressé à chacun de ces groupes, Marc conclut son récit en revenant à la foule des spectateurs et souligne leur surprise à la suite de tout ce qu’ils venaient de voir.