La supériorité des femmes qui craignent Dieu (Douglas Wilson)
Et les hommes qui ne peuvent pas rivaliser avec elles
Vers la fin de son ouvrage classique « De La Démocratie en Amérique », Alexis de Tocqueville a dit ceci :
Et si, maintenant que j’approche de la fin de ce livre, où j’ai montré tant de choses considérables faites par les Américains, on me demandait à quoi je pense qu’il faille principalement attribuer la prospérité singulière et la force croissante de ce peuple, je répondrais que c’est à la supériorité de ses femmes.
Il ne s’agit pas ici de faire des déclarations sur la nature essentielle des Américains, qui sont des pécheurs comme tout le monde, ni de faire trébucher les modernes sur le mot « supériorité ». Il s’agit plutôt d’un simple constat : Tocqueville remarque que, à une époque critique du développement de notre nation, les femmes ont eu un impact remarquable et que (compte tenu de l’époque) la puissance de leur vertu n’avait pas grand-chose à voir avec nombre des astuces que nous utilisons aujourd’hui pour « donner aux femmes plus de pouvoir ».
Deux types de femmes
Cette réalité correspond à beaucoup de choses que l’on trouve dans l’Écriture. « Une femme de valeur est une couronne pour son mari, mais celle qui fait honte est comme une carie dans ses os » (Proverbes 12.4). « Qui trouvera une femme de valeur ? Elle vaut bien plus que des perles » (Proverbes 31.10). « La grâce est trompeuse et la beauté est illusoire ; c’est de la femme qui craint l’Éternel qu’on chantera les louanges » (Proverbes 31.30).
Une femme pieuse ne se contente pas de s’orner, elle orne son mari. Elle est une couronne de gloire. Elle le fait comme une femme vertueuse, et cela est précieux, en partie, en raison de sa relative rareté. Si c’était facile, plus de gens seraient heureux d’être vertueux. Ainsi, au cœur d’une femme parée et ornée se trouve sa crainte profonde et durable de Dieu.
Mais ce qui est conçu pour être glorieux devient particulièrement désagréable lorsqu’il ne parvient pas à atteindre son but. La femme a été faite pour être la gloire de son mari (1 Corinthiens 11.7). À quoi ressemble-t-elle lorsque ce n’est pas le cas ? Nous en avons une indication claire dans l’un des versets déjà cités – soit elle est une couronne pour son mari, soit elle est la pourriture de ses os. Les proverbes nous présentent à la fois la sagesse et la folie sous la figure d’une femme.
La Bible répète de différentes manières un avertissement concernant les épouses querelleuses. Il est préférable de vivre dans le désert avec les chacals et les loups que de vivre avec une femme querelleuse et irritable (Proverbes 21.19). Vivre avec une femme querelleuse, c’est comme écouter une gouttière qui coule sans cesse un jour de pluie (Proverbes 27.15). Vous pensez que vous allez réparer cette fuite ? Bonne chance (Proverbes 27.16). Il vaudrait mieux vivre dans le grenier derrière les valises que de vivre dans un grand manoir avec une femme tapageuse (Proverbes 21.9 ; cf. Proverbes 25.24 ; 14.1).
La femme gracieuse
L’un des principaux devoirs assignés aux épouses est celui du respect (Éphésiens 5.33). Nous ne devons pas oublier à quoi ressemble le respect biblique. Il consiste en un mode de vie chaste associé à la crainte (1 Pierre 3.2, 6), un esprit doux et paisible (1 Pierre 3.3-4), et un comportement d’une humilité totale (1 Timothée 2.9). Il ne s’agit pas d’un respect superficiel et désinvolte ; le mot grec phobeo signifie révérence ou crainte (Éphésiens 5.33).
La Bible décrit également une femme pieuse comme étant dotée de sagesse et de bonté. « La femme gracieuse acquiert la gloire et les hommes forts acquièrent la richesse » (Proverbes 11.16). Tout comme la richesse revient à l’homme fort, l’honneur revient à la femme gracieuse. Ainsi, une femme est la couronne et la gloire de son mari dans la mesure où elle est une femme gracieuse. Si elle l’est, alors elle retient l’honneur qui lui revient puisqu’elle a rempli sa vocation.
Ce faisant, elle complète son mari : Dieu a dit qu’il n’est pas bon pour lui d’être seul, mais aussi qu’il vaut mieux pour lui être seul que d’avoir une femme peu gracieuse. Une femme gracieuse complète son mari.
Elle révère son mari, ce qui n’est pas une crainte servile, mais plutôt une révérence saine et pieuse. Quiconque pense que cela rabaisse les femmes doit sortir davantage. Elle ne l’honore pas comme un serf honore le roi, mais l’honore plutôt comme une couronne honore un roi. Une femme gracieuse honore son mari.
Et en vivant de cette façon, elle fait du bien à son mari. Comme il subvient à ses besoins, elle gère bien son ménage. « Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie » (Proverbes 31.12). Une femme gracieuse enrichit son mari.
La couronne de son mari
Comme l’indique la citation de Tocqueville, lorsque les femmes sont vertueuses, les gens le remarquent. D’où cela vient-il ? L’apôtre Paul nous dit qu’un homme qui aime sa femme s’aime lui-même (Éphésiens 5.28).
Le mariage pieux est conçu de telle sorte qu’il est impossible pour un homme de rivaliser avec sa femme en termes de générosité. Ce n’est pas parce qu’il est appelé à être égoïste, mais plutôt pour la même raison qu’un fermier laborieux ne peut pas rivaliser avec son champ en termes de générosité. Si un homme se sacrifie pour sa femme, comme Christ l’a fait pour l’Église, il découvrira qu’elle lui rend trente, soixante et cent fois la pareille. Comme sa gloire, elle fait ressortir ses forces.
Elle est le lieu où ses forces se manifestent et où elles réapparaissent pour le bénir.
Cet article est une traduction de l’article anglais « Superior Women » du ministère Desiring God par Timothée Davi.