Le contentement et la joie (Joni Eareckson Tada)
On peut souffrir et être heureux
L’apôtre Paul affirme ceci :
« Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi » (2 Corinthiens 12.9)
Le monde a une philosophie qui dit : « Ce qui ne peut être guéri doit être enduré. » Les chrétiens ont une philosophie qui dit : « Ce qui ne peut être guéri peut être apprécié. »
« La réponse n’est pas de se débarrasser du malheur, suggère Elisabeth Elliot, mais de lui donner une nouvelle définition. Il s’agit de définir le bonheur par des choses telles que le devoir, l’honneur et le sacrifice, la fidélité, l’engagement et le service. » L’honneur donne de la valeur à un mariage difficile. Le sacrifice est la véritable expression de l’amour envers des enfants ingrats. Faire preuve de fidélité en préservant la réputation d’un collègue vaut bien plus qu’une promotion. S’engager à servir son prochain apporte une joie indicible à la personne affligée, qui se concentre alors sur autre chose qu’elle-même.
Le contentement et la joie vont de pair
Considérez encore l’apôtre Paul. Quand il a écrit la lettre aux Philippiens, il était prisonnier. Il attendait que son cas soit traité devant la Cour impériale. Il y avait de longs délais. Quoi qu’il arrive, il était non seulement prêt, mais plein de joie ! Dans sa lettre, il dit :
Ce qui m’est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l’Évangile […] de toute manière, que ce soit pour l’apparence, que ce soit sincèrement, Christ n’est pas moins annoncé : je m’en réjouis, et je m’en réjouirai encore. Car je sais que cela tournera à mon salut […] Maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort […] Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur […] Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous […] J’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur.
D’un bout à l’autre, sa lettre rayonne de joie.
Une joie qui vient d’en haut
L’expérience de Paul en prison a été riche en joie et en contentement, parce qu’il avait appris de ses autres séjours en prison. Des années plus tôt, Paul et Silas avaient été jetés dans la cellule interne d’une autre prison. Pourtant, en pleine nuit, à l’heure la plus solitaire, ils s’étaient mis à chanter des louanges à Dieu. Il ne s’agissait pas d’un timide fredonnement. Malgré les murs épais et les portes lourdes, les autres prisonniers ont entendu leurs chants de louange (Actes 16.25).
Le calcul de Paul pour le contentement consistait à soustraire ses besoins terrestres pour obtenir quelque chose d’une plus grande valeur : que la cause de Christ avance dans le monde entier. Cela lui a procuré beaucoup de joie. Une joie basée sur sa conviction que les chrétiens qui souffrent sont utilisés plus puissamment dans le royaume de Dieu. C’est pourquoi, quand il s’est retrouvé en prison une fois de plus (et pour la dernière fois), il s’en est grandement réjoui.
Un Dieu hors norme
C’est tellement étrange, et pourtant si typique de Dieu. C’est ainsi qu’a vécu Jésus lorsqu’il était sur terre. Le Fils de l’homme « méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance » était également le Fils de Dieu, le Seigneur de la joie (Ésaïe 53.3).
« Ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection ; en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée » (Hébreux 12.2-3)
Cet article est tiré du livre : Quand Dieu pleure de Joni Eareckson Tada & Steven Estes