Le Dieu souverain sur les virus (John Piper)
En 2012, l’ouragan Sandy s’est abattu sur l’océan Atlantique et a balayé la Jamaïque, l’est de Cuba et les Bahamas avant de virer au nord-est, dans l’océan, puis de se diriger vers l’ouest pour frapper directement le New Jersey. La tempête et la marée haute se sont produites en même temps, entraînant des inondations massives. La tempête a fait 233 morts et près de 70 milliards de dollars de dégâts, dont 32,8 milliards de dollars dans le seul État de New York.
Quelques jours plus tard, le 3 novembre 2012, John Piper est monté en chaire pour parler de la souveraineté de Dieu sur le monde naturel — sur les ouragans, les tornades, et même sur les « virus meurtriers ». Après un printemps comme celui que nous avons vécu, c’est un bon moment pour réaffirmer la souveraineté de Dieu sur le monde naturel. Pour ce rappel, voici un extrait de cette prédication que pasteur John avait prêché le 3 novembre 2012 (le titre de cette prédication est « La souveraineté de Dieu ») :
Souveraineté sur la nature : Dieu est souverain sur les choses les plus aléatoires que vous pouvez imaginer.
Proberbes 16.33 : « On jette le sort dans le pan de la robe, mais toute décision vient de l’Éternel. »
Comment pourrait-on dire ça aujourd’hui ? Nous dirions : « Les dés sont jetés à Vegas, et chaque arrêt des dés avec ces chiffres en haut vient de Dieu — tous. » Ou si vous jouez au Scrabble à la maison et que vous mettez la main dans le sac et que vous en sortez vos lettres, c’est Dieu qui décide quelles lettres vous recevrez. Si vous jouez au UNO, c’est Dieu qui décide.
Maître de chaque molécule
Et de peur que vous ne pensiez que c’est une bagatelle, écoutez ceci. C’est Jésus qui parle. « Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? » En d’autres termes, ils sont totalement insignifiants.
« Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père. Et même vos cheveux sont tous comptés » (Matthieu 10.29-30).
Le résultat des dés à Vegas — chacun d’entre eux — ou dans votre jeu de société à la maison, et les petits oiseaux qui meurent dans mille forêts, sont régis par Dieu. C’est la façon utilisée par Jésus et les proverbes pour dire qu’il n’y a pas de détails trop petits pour son contrôle. C’est sa façon de le dire. S’il était ici aujourd’hui, il parlerait en termes de molécules. Il dirait avec R.C. Sproul : « Il n’y a aucune molécule qui échappe à Dieu dans l’univers. » Des vers dans le sol aux étoiles dans la galaxie, c’est Dieu qui gouverne.
Prenez le livre de Jonas. Il y a un très gros poisson, et la Bible dit qu’il a ordonné à ce poisson d’avaler Jonas, et le poisson a obéi (Jonas 1.17). Ainsi, les poissons obéissent à la volonté de Dieu. S’il leur dit de faire cela, ils le font. Et il ordonna qu’une plante pousse pour donner de l’ombre à Jonas (Jonas 4.6). « Plante, grandis ». Elle a obéi. Les plantes obéissent aux ordres de Dieu. Puis il ordonna à un ver de tuer la plante, pour que Jonas ait chaud, et pour le réprimander pour sa mauvaise attitude à propos de Ninive (Jonas 4.7). Ainsi, le ver a obéi.
Un si grand pouvoir
Je prends cela très au sérieux. Les bactéries, les mouches tsé-tsé, les virus meurtriers obéissent aux ordres de Dieu. Ils ne sont pas libres, pas plus que le ver, le gros poisson ou la plante ; cette dernière n’a pas grandi par hasard. Dieu voit tout, et si quelque chose est sur le point d’arriver qu’il ne veut pas, il dit simplement « Stop », et tout lui obéit. Et si ça ne s’est pas arrêté, il ne lui a pas dit d’arrêter, ce qui signifie qu’il a un plan pour cela. Ou les étoiles :
Levez les yeux vers le ciel et regardez !
Qui a créé cela ?
C’est celui qui fait sortir les corps célestes en bon ordre.
Il les appelle tous par leur nom.
Son pouvoir est si grand, sa force si puissante
que pas un seul ne manque. (Esaïe 40.26)
Pourquoi les étoiles sont-elles là où elles sont, à faire ce qu’elles font ? Son pouvoir est si grand et sa force si puissante. Telle est la raison. Je ne suis pas du tout un naturaliste. Je vois les doigts de Dieu dans l’atome et dans les galaxies, tout le temps, chaque milliseconde de l’histoire — contrôlant tout.
Voici votre Dieu
Je ne sais pas quel genre de Dieu vous avez. Vous avez peut-être un dieu qui se croise les bras, qui reste assis, qui ne fait rien, qui laisse le monde se déchaîner. Ce n’est tout simplement pas le Dieu biblique, et donc pas notre Dieu. S’il contrôle les étoiles ainsi, combien plus le temps, les catastrophes, les maladies, le handicap, la mort ?
Psaume 147.15-18 : « Il envoie ses ordres sur la terre : sa parole court avec rapidité. Il donne la neige comme de la laine. »
Ce mètre de neige qui est tombé la semaine dernière dans les Smoky Mountains ? C’est Dieu qui a fait cela. « Il répand la gelée blanche comme de la cendre ; il lance sa glace par morceaux ; qui peut résister devant son froid ? » J’adore vivre au Minnesota. Ce froid ? C’est Dieu qui a fait ça. « Il envoie sa parole, et il les fond ; il fait souffler son vent, et les eaux coulent ». Voici Job 37.11-13 :
Il charge les nuages d’humidité,
puis il les disperse, traversés d’éclairs ;
leurs évolutions varient suivant ses directivespour l’exécution de tous ses ordres
à la surface de la terre habitée.
C’est comme un instrument de discipline pour la terre
ou comme une marque de bonté qu’il les fait apparaître.
La nature lui est soumise
J’aime la clarté avec laquelle la Bible parle de la souveraineté de Dieu sur le monde naturel. La neige, la pluie, le froid, la chaleur, le vent sont l’œuvre de Dieu, et lorsque Jésus se trouve au milieu d’une tempête qui menace sa vie et qui fait rage, il se lève et prononce trois mots : « Silence ! Tais-toi ! » Et le vent tombe, et les vagues se calment (Marc 4.39). Et il aurait pu le faire lundi dernier à New York. Et si vous dites qu’il n’aurait pas pu le faire, je ne sais pas quel genre de Jésus vous avez. Est-il vivant ? Est-ce qu’il règne ? Est-il le même Jésus aujourd’hui ? Bien sûr qu’il l’est, ce qui signifie que n’importe quand, n’importe où sur la planète, n’importe quel vent peut être arrêté avec trois mots du ciel. Dieu pourrait dire « Silence », et il obéirait. Et s’il ne le dit pas, il a des buts.
Espérer en un Dieu tout-puissant
Il n’y a pas de vent, il n’y a pas de tempête, il n’y a pas d’ouragan, il n’y a pas de cyclone, il n’y a pas de typhon, il n’y a pas de mousson, il n’y a pas de tornade à laquelle Jésus ne peut pas dire « Silence ! Tais-toi ! », sans descendre de son trône, et elle lui obéira. Et si elle souffle, il a l’intention qu’elle souffle, et il a des buts pour elle qui valent mieux que s’il l’arrêtait.
C’est ce que je prêcherais si j’étais au beau milieu de New York en ce moment, avec les longues files d’attente de six heures dans les stations-service et les 98 personnes mortes et les nouveaux corps retrouvés partout. Je ne prêcherais pas : « Mon Dieu est impuissant. » Je ne ferais pas ça. Je n’enlèverais pas l’espoir à ces gens en disant : « Il n’y a pas de Dieu qui puisse vous aider, parce qu’il est juste trop faible pour arrêter une tempête. » Comment pourrait-il contrôler les tempêtes de votre vie ? Comment pourrait-il vous aider s’il ne peut pas dire ce que Jésus a dit ? Je ne prêcherais pas de cette façon. Je ne prêche pas de cette façon.
Pasteur John Piper vous répond présente les réponses que le pasteur John Piper donne à des questions théologiques et pastorales difficiles. Ce podcast, créé en partenariat avec Desiring God, vous est offert par Revenir à l’Évangile, un blog et un ministère de Publications Chrétiennes. Pasteur John répondra à deux questions chaque semaine. Vous pourrez entendre ses réponses sur notre blog, Facebook, Youtube, Apple Itunes Store et sur l’appareil que vous utilisez pour écouter des podcasts