Mon amie prétend qu’elle est homosexuelle : qu’est-ce que je lui dis ? (John Piper)

La question d’aujourd’hui vient d’une auditrice du podcast nommée Kathy. « Bonjour, Pasteur John ! J’écris parce que ma meilleure amie vient de me dire qu’elle lutte avec des désirs homosexuels depuis des années et qu’elle va maintenant y céder. Elle m’a récemment dit ceci : “Je vais sortir avec une fille. Je vais le faire, c’est tout. Cela me semble plus juste, et je dois juste essayer. Je me suis tourmentée à ce sujet pendant des années. Je n’ai pas demandé cela, et je ne me sens plus coupable ni honteuse. J’ai prié et prié et prié et étudié, et je ne ressens pas vraiment de condamnation de la part de Dieu. Je la ressens juste de la part des gens. Je me sens bien à ce sujet, libre, non condamnée, et je n’ai plus peur.”

« Ce sont ses mots. Mon amie professe clairement sa foi et en est venue à la conclusion qu’il est acceptable de poursuivre ce style de vie. Mais son attitude très défensive me fait douter de la meilleure façon d’exprimer mon désaccord. »

Paroles de vérité

Kathy, je te suggère de revenir en arrière et de passer en revue ce que tu sais, parce que le fait de le voir noir sur blanc dans la parole de Dieu nous renforce et nous donne des conseils sur ce qu’il faut faire.

Je pense à Romains 1.26 :

« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature. »

C’est la phrase la plus importante en ce moment pour toi et ton amie.

C’est très effrayant parce qu’elle est ta meilleure amie, comme tu l’as dit. Il me semble, d’après ce que tu dis, que Dieu fait cette chose même dans sa vie. Il l’abandonne à ses passions, et c’est une perspective terrifiante qui devrait la faire trembler et te faire trembler pour elle.

Remarquez deux niveaux d’activité dans ce verset.

Dieu les a livrés

Un niveau est que Dieu l’abandonne à des passions infâmes : « C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes. » Il y a trois implications pour votre amie ici.

1. Le barrage de Dieu

D’abord, Dieu restreint le péché pour des millions de personnes tous les jours. Il restreint le péché, mais parfois, dans un jugement juste, il arrête de le restreindre. Cela s’appelle les abandonner ou les livrer à leurs désirs. Il s’est juste retiré et a laissé votre amie à ses passions pour le péché. Et il la laisse partir.

2. Esclave des passions

Deuxièmement, au lieu que Dieu soit la force de restriction dominante maintenant, les passions prennent le contrôle complet. J’entends ça encore et encore dans la façon dont vous décrivez l’état de son cœur. C’est ce que vous dites qu’elle a dit : « Je vais sortir avec une fille. Je vais le faire, c’est tout. Cela me semble plus juste, et je dois juste essayer. Je ne me sens plus coupable ni honteuse. Je ne ressens pas vraiment de condamnation de la part de Dieu. Je la ressens juste de la part des gens. Je me sens bien à ce sujet. »

C’est le langage d’une personne qui a été livrée à ses sentiments, ou ce que Paul appelle les passions, des passions infâmes. Elles sont son nouveau dieu. Autrefois, le pouvoir des sentiments et des passions avait un gouverneur dans la grâce restrictive de Dieu ; maintenant ces passions sont comme un tsunami. Elles font tomber chaque tour de vérité, chaque signe d’avertissement, chaque barrière sur le chemin de la destruction.

Elle est maintenant, semble-t-il, esclave de ses sentiments, de ses passions. Il n’y a pas de maître d’esclaves dans le monde qui puisse donner à quelqu’un un plus grand sentiment de liberté que lui. Mais il est très cruel.

3. Les amis deviennent des ennemis

Voici la troisième implication de cette observation de niveau un dans Romains 1.26. Ce nouveau dieu qu’elle a s’appelle « les passions ». Paul dit que c’est infâme. Elle est dans l’esclavage de passions infâmes. Non seulement ces passions mènent à des substituts complètement contre nature et pathétiques par rapport à la façon dont Dieu a créé les femmes, mais elles transforment les amies en ennemies.

Elle dit qu’elle ne ressent de la condamnation que de la part des gens. Les sentiments ne sont pas Dieu. Peu importe si les amis la condamnent vraiment. Tout ce qui compte, c’est ce qu’elle ressent. C’est ainsi que ce dieu asservit ses victimes.

La réalité n’a plus d’importance. Se sentir condamnée est tout ce qui compte. Que tu l’aimes ou non n’a pas d’importance pour elle si elle se sent condamnée par ce que tu dis. Les sentiments constituent son dieu.

L’autojustification est au cœur de ces passions infâmes. Elles sont moralement supérieures. Ces passions lui semblent moralement supérieures à tous ceux qui l’entourent et qui sont maintenant réduits à des moralisateurs. Ce sont des passions infâmes en ce sens qu’elles prennent des amis, disant la vérité avec amour, et les transforment en ennemis.

Succomber aux passions

Maintenant, j’ai dit qu’il y a deux niveaux dans ce verset. C’était l’un d’eux : « Dieu les a livrés à des passions infâmes. »

Voici l’autre :

« Car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature. » (Romains 1.26)

D’abord viennent les passions infâmes – l’esclavage au dieu des passions – puis vient l’action. D’abord, il y a la drague, puis le toucher, puis le baiser, et puis qui sait quelles tentatives lamentables et complètement désespérées pour faire en sorte que ce qui n’est pas naturel semble naturel.

Le dieu cruel des passions lui permettra de réussir à ce faire pendant un certain temps. Mais la fin de Romains 1.27 explosera tôt ou tard avec pour résultat la misère. Il est dit : « Ils ont commis homme avec homme des actes scandaleux » – dans ce cas, elle et sa petite amie – « et ont reçu en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. »

Maintenant elle peut dire, si vous lui citez cela, qu’elle se sent condamnée par vous. Réalisez juste que ce sentiment est le fruit de son esclavage à son nouveau dieu. Et vous devez lui parler.

Seul Dieu sait à court terme quelle sera la sanction. Tout cela, tiré de Romains 1, est ce que vous feriez bien de vous rappeler.

La confrontation dans l’amour

Il me semble, Kathy, que la meilleure chose que tu puisses faire est peut-être d’attirer l’attention de ton amie sur le rôle puissant que les émotions, les passions jouent dans sa vie en ce moment. Elles sont toutes disproportionnées par rapport à la vérité et à l’autorité des Écritures.

« Je vais sortir avec une fille. Je vais le faire, c’est tout. Cela me semble plus juste, et je dois juste essayer. Je ne me sens plus coupable ni honteuse. Je ne ressens pas vraiment de condamnation de la part de Dieu. Je la ressens juste de la part des gens. Je me sens bien à ce sujet. » Remarquez : on y trouve que des sentiments, des émotions, des passions.

S’il y a vraiment un vestige de soumission à la souveraineté de Jésus en elle, peut-être verra-t-elle que c’est un langage codé pour le dieu du moi. Peut-être qu’il n’est pas trop tard pour que vous donniez l’alarme. N’aie pas peur d’être condamnée par elle comme étant moralisatrice. C’est peut-être le prix à payer pour bien l’aimer.


Pasteur John Piper vous répond présente les réponses que le pasteur John Piper donne à des questions théologiques et pastorales difficiles. Ce podcast, créé en partenariat avec Desiring God, vous est offert par Revenir à l’Évangile, un blog et un ministère de Publications Chrétiennes. Pasteur John répondra à deux questions chaque semaine. Vous pourrez entendre ses réponses sur notre blog, Facebook, Youtube, Apple Itunes Store et sur l’appareil que vous utilisez pour écouter des podcasts