Nos sentiments ne sont pas une source de vérité fiable (Dan Wickert)

Si les mensonges proviennent de nos coeurs égoïstes, de notre monde pécheur et de Satan, notre adversaire rusé, d’où la vérité exclusive et inerrante peut-elle bien venir ? Je lus avec Marie, une cliente que j’ai eue dans mon bureau de counseling biblique, la déclaration de l’épître aux Hébreux :

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du coeur (4.12)

L’auteur de la lettre rattache à Christ cette parole vivante et efficace, qui tranche, pénètre et juge (Hébreux 4.14). Cela signifie que si Marie veut rencontrer son Sauveur, elle devra se détourner de ses sentiments vers la Parole qui la conduit au Sauveur de son âme.

La Bible : vérité et autorité

En ayant ce principe à l’esprit, j’encourageai Marie à placer son espoir en Christ. Je l’encourageai à s’appuyer sur la vérité et l’autorité des Écritures, même si elle sentait que le monde est dangereux, même si elle se sentait seule ou dépourvue de but, même si elle sentait que la victoire était une cause perdue. La Bible serait cruciale pour l’aider à déterminer la vérité sur elle-même et sur sa situation. Sans la vérité comme base, comment pouvait-elle savoir ce qui était vrai dans ses circonstances ?

Heureusement, Marie revendiquait la Bible comme sa source de vérité et reconnaissait que ses sentiments n’étaient pas une source fiable. Elle était déjà une croyante qui avait confiance en l’Écriture. Elle fut donc rapidement encouragée en découvrant dans nos entretiens la vérité de l’Évangile et la réalité de sa rédemption. La Bible orientait son espoir. Nous avons lu ensemble Romains 8.28-29 :

Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères.

Combattre les mensonges

En découvrant ces versets ensemble, Marie commença à comprendre que le plan de Dieu pour son avenir en Christ était bon, saint et merveilleux – même si elle ne le voyait pas à ce moment-là. « Vous savez déjà ce qui est vrai, dis-je à Marie. Nous avons discuté de toutes ces vérités. Vous savez que vous devez vous décider, et vous aurez à vous décider tous les jours et peut-être même toutes les demi-heures soit de vous repentir de votre incrédulité, de faire confiance à Christ et de croire ce qui est vrai, soit de continuer à croire les mensonges. La vérité conduit à la repentance, au rétablissement, à la satisfaction et à la joie. Les mensonges n’aboutissent qu’à la destruction. »

Marie comprenait. Elle savait qu’en persistant dans son faux raisonnement, elle renonçait à vaincre et s’embarquait à nouveau dans une vie sinistre, chargée de peurs et stérile, passée dans la position foetale. Elle admit que sans l’espoir de la vérité de Dieu, elle se préparait une vie de solitude et peut-être même une institutionnalisation finale. 

« Mais les mensonges sont tellement irrésistibles, reconnut-elle. Dès que je commence à avoir peur, plus rien ne m’arrête. Ça ne fait qu’empirer. » Je comprenais le sentiment d’impuissance de Marie, mais pour son bien et son développement, il fallait combattre ces mensonges : « Vous avez le sentiment de ne pas pouvoir arrêter, mais qu’est-ce qui est vrai ? », demandai-je fermement. Marie haussa les épaules.

Les promesses de la Bible et l’espérance

Nous avons lu ensemble 1 Corinthiens 10.13, où Paul déclare :

Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

J’expliquai à Marie que même lorsque la tentation de craindre lui semblait écrasante, Dieu lui avait promis un moyen d’y échapper. Dieu est fidèle, il prenait soin de sa précieuse fille. Jamais il ne permettrait qu’elle ait à affronter une situation plus difficile que ce qu’elle peut supporter avec son aide. Je demandai à Marie d’apprendre ce verset par coeur pour être prête la prochaine fois à faire face à la peur et à la tentation de penser qu’elle est inévitable. 

La mémorisation des Écritures est une arme tranchante et étincelante contre la tentation. Elle nécessite l’aide du Saint-Esprit – Dieu-sur-le-lieu-même de nos luttes. L’Esprit qui demeure en nous a le pouvoir de fortifier, consoler et réjouir nos coeurs par sa Parole. Au Psaume 119.11, le psalmiste déclare :

Je serre ta parole dans mon coeur, afin de ne pas pécher contre toi.

Grâce à la puissance du Saint-Esprit agissant au moyen de la Parole, nous sommes affranchis de l’asservissement à notre nature pécheresse (Romains 8.2,10,11 ; 2 Corinthiens 3.17), convaincus de tout péché dissimulé (Psaumes 19.13), nous portons le fruit abondant de l’Esprit (Galates 5.22-23) et nous abondons en espérance (Romains 15.13) !


Cet article est tiré du livre : Le counseling biblique et les cas difficiles de Stuart Scott et Heath Lambert