Pourquoi la gloire que Dieu reçoit de l’adoration en assemblée est-elle unique ? (John Piper)

L’une des raisons pour lesquelles l’adoration collective du peuple de Dieu est appropriée, c’est que la gloire qui lui revient ainsi est plus grande encore que celle qui provient d’individus solitaires qui l’adorent en privé. Certes, Dieu est glorifié par les individus chrétiens dont les coeurs égoïstes ont été libérés pour chérir Dieu plus que toute autre chose. Chaque âme conquise est un trophée de la grâce souveraine (Ac 18.27) prévue par Dieu « pour célébrer la gloire de sa grâce » (Ép 1.6). Tout bon arbre qui porte le fruit de la louange est une « plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire » (És 61.3).

Néanmoins, il y a davantage de gloire divine à savourer et à présenter lorsqu’un peuple composite dont les coeurs, les pensées et les actions sont unis adore en assemblée. Il y a deux raisons pour lesquelles le Seigneur tire plus de gloire de l’adoration collective que de l’adoration individuelle.

La gloire pour avoir surmonté plus d’obstacles

Premièrement, une telle unité est plus difficile à atteindre que la gloire qui provient d’individus dispersés qui louent Dieu chacun à sa manière. Toute forme de louange sincère et individuelle du Dieu véritable est un miracle divin venant de la grâce souveraine. Or, il existe un miracle plus grand encore, et c’est celui où des individus sont non seulement amenés de la mort à la vie, mais aussi de la discorde de la mort à l’unité de la vie. Il est donc approprié que le Seigneur reçoive une telle adoration unifiée, puisqu’il est doux, bon et beau qu’il soit honoré pour le grand pouvoir dont il fait preuve afin de créer une telle unité dans l’adoration collective.

La gloire d’une nouvelle forme de beauté

Deuxièmement, l’adoration collective unifiée dans un groupe composite d’êtres humains crée une forme de beauté qui glorifie Dieu, ce qui ne se produit pas dans l’adoration individuelle. Nous le voyons dans les analogies que nous connaissons de la vie quotidienne, la musique, le sport, l’armée, etc. En musique, il y a une richesse qui émane de l’harmonie à quatre voix qui diffère de celle de voix puissantes qui chantent à l’unisson. La beauté qui se dégage d’une symphonie d’instruments divers est différente de celle d’un soliste virtuose.

Dans le domaine du sport, la performance individuelle exceptionnelle d’un joueur de basket‑ball est splendide, mais un lustre différent se révèle dans le jeu parfaitement exécuté d’une équipe au complet. Il y a davantage de beauté lorsque les joueurs sous le panier secondent ceux qui lancent de loin. Dans l’armée, les exploits héroïques individuels sont magnifiques, mais la splendeur est tout autre lorsque de grands mouvements de troupes sont orchestrés avec une parfaite précision procurant une victoire à toute l’armée.

Par conséquent, lorsque l’on réunit des êtres humains d’ethnies et de contextes divers, dont les goûts, les attentes, les désirs, les priorités, les contrariétés, les objets d’admiration et les besoins sont différents, et qu’ils unissent leurs coeurs, leurs esprits, leurs voix et leurs actions dans l’adoration unifiée du seul vrai Dieu à travers Jésus-Christ, une réalité merveilleusement appropriée apparaît alors dans le monde. Elle sied à la puissance et à la valeur de Dieu, dont la gloire réussit à tirer les louanges à ce point humbles et désintéressées d’un peuple composite.


Cet article est tiré du livre : L’adoration et la prédication de John Piper