Pourquoi nos corps doivent-ils être ressuscités ? (John Piper)
Pourquoi nos corps doivent-ils être ressuscités ? C’est l’un des thèmes abordés par le pasteur John dans un message prononcé lors d’une conférence au printemps 2014 au Carl F.H. Henry Center for Theological Understanding à la Trinity International University, près de Chicago. Dans ce message, le Pasteur John évoquait certaines leçons qu’il a tirées des travaux de Jonathan Edwards, des leçons qu’il a apprises sur l’œuvre de Christ. Voici un extrait de ce message que je voulais partager.
L’œuvre de Christ dans la rédemption ne fait pas que restaurer, mais elle fait avancer le but de Dieu dans la création. Christ n’était pas seulement un remède ou une pensée après coup pour récupérer ce qui était perdu. L’histoire de la rédemption culmine avec la croix, non seulement comme un moyen de restauration, mais aussi comme un moyen d’avancement. Christ était le but de la création, et non un moyen d’atteindre ce but. Il n’a pas seulement restauré un but, il était le but.
Et par son incarnation, sa mort et sa résurrection, la gloire de Dieu a été mise en scène de façon nouvelle dans son excellence la plus éclatante et la plus somptueuse. Christ n’est pas venu mourir et ressusciter uniquement pour restaurer notre joie en Dieu, mais pour devenir notre joie en Dieu. Le Dieu incarné n’est pas apparu simplement pour nous permettre de nous réjouir en Dieu, mais pour devenir le centre de notre réjouissance en Dieu.
Excellences diverses et variées
Edwards a posé son incomparable regard sur l’Évangile de la gloire de Christ pour décrire la gloire de Christ de la manière la plus convaincante dans ce qui pourrait être sa troisième prédication la plus célèbre, à savoir « L’Excellence de Christ ». J’aime cette prédication. La beauté de Christ dans cette prédication est développée d’une manière étonnante pour montrer que, lorsque Christ a accompli son œuvre, il ne nous a pas simplement permis d’avoir quelque chose que nous avions perdu, mais de devenir, dans cette œuvre, le centre même de la gloire que nous pensions autrefois voir et que nous voyons maintenant dans sa plénitude.
Voici donc sa description de la gloire de Christ – la gloire de Dieu – que nous ne pourrions pas connaître sans la révélation de Dieu en Christ. La beauté réside dans la juxtaposition de ces contraires apparents. Ce sont des choses qui se mêlent en Christ et constituent ainsi son incomparable beauté :
- Une infinie grandeur et un abaissement infini.
- Une infinie justice et une grâce infinie.
- Une infinie gloire et la plus basse humilité.
- Une infinie majesté et une douceur transcendante.
- Une profonde révérence envers Dieu tout en étant l’égal de Dieu.
- Méritant infiniment le bien et ayant la plus grande patience face aux souffrances du mal.
- Un esprit d’obéissance extrême tout en exerçant une domination suprême sur le ciel et la terre.
- Une absolue souveraineté et une parfaite résignation.
- Autosuffisant et faisant entièrement confiance à Dieu et dépendant de lui.
Christ, la deuxième personne incarnée de la Trinité, le Rédempteur, est maintenant la plénitude de la révélation de la gloire de Dieu. Il n’a pas seulement réparé notre capacité à voir quelque chose de vieux ; il est devenu ce que Dieu voulait que nous voyions depuis le début.
Un bonheur pesant un milliard de tonnes
Par exemple, lorsqu’il est dit dans Psaume 16.11 : « Tu me fais connaître le sentier de la vie ; il y a d’abondantes joies dans ta présence, un bonheur éternel à ta droite », les saints de l’Ancien Testament ont goûté à cela, et c’était glorieux – et ils n’avaient pas la moindre idée de ce que signifiait cette plénitude. Aucun des saints ne connaissait la plénitude de la signification de cette promesse : qu’à la droite de Dieu se trouve un bonheur éternel. Il a fallu l’incarnation et la révélation du Nouveau Testament pour montrer que le bonheur éternel à la droite de Dieu est le bonheur de Dieu le Père en Dieu le Fils et le bonheur de Dieu le Fils en Dieu le Père.
Et maintenant, il est venu. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation » (Matthieu 3.17). Et vous devriez mettre dans le terme « bien-aimé » des milliards de tonnes de bonheur. Nous passons sur ces mots si rapidement. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation – celle du Dieu Tout-Puissant, avec toute son énergie infinie – et ce, depuis toute éternité. Et maintenant, vous pouvez voir quelle est ma joie. Vous pouvez maintenant voir la joie qui est à ma droite : ma joie est une joie dans mon image dans mon Fils. »
Un lien qui lie
Ce qui lie les enfants de Dieu à leur Père pour l’éternité, c’est que nous jouissons du Fils de Dieu avec la joie même de Dieu le Père. Jésus avait déjà dit dans Jean 15.11 : « Je vous ai dit cela afin que ma joie demeure en vous et que votre joie soit complète. » Donc maintenant, non seulement Jésus prie pour que l’amour du Père pour le Fils devienne mon amour pour le Fils, mais Jésus dit : « Ma joie, ma joie dans le Père – je vous ai parlé pour que ma joie soit en vous. Il n’y a pas d’autre moyen pour que votre joie soit pleine que ma joie en Dieu devienne votre joie en Dieu. »
Nous avons donc maintenant notre joie dans le fait que le Père est la joie du Fils dans le Père, et notre joie dans le fait que le Fils est la joie du Père dans le Fils. Et nous devons avoir un nouveau corps de résurrection, ou nous serions réduits en miettes par cette expérience. Et ce n’est pas du tout une blague. C’est la raison pour laquelle on doit avoir un nouveau corps. Ces expériences sont si magnifiques que « la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu » (1 Corinthiens 15.50). Cela ne signifie pas que vous n’aurez pas de corps de résurrection, mais que celui que nous avons maintenant ne fera pas l’affaire. Celui-ci ne pourrait pas vivre éternellement une telle expérience.
Pasteur John Piper vous répond présente les réponses que le pasteur John Piper donne à des questions théologiques et pastorales difficiles. Ce podcast, créé en partenariat avec Desiring God, vous est offert par Revenir à l’Évangile, un blog et un ministère de Publications Chrétiennes. Pasteur John répondra à deux questions chaque semaine. Vous pourrez entendre ses réponses sur notre blog, Facebook, Youtube, Apple Itunes Store et sur l’appareil que vous utilisez pour écouter des podcasts