Un mot sur l’amour biblique (Leslie Vernick)
Bon nombre de mesures décrites dans ce livre sont extrêmement difficiles à prendre pour la plupart d’entre nous, tant elles nous donnent l’impression d’être méchants et indifférents. C’est d’autant plus difficile que les personnes destructrices nous disent qu’on les blesse ou qu’on les commande quand on prend position ou qu’on prend du recul. Par conséquent, il est essentiel, d’être lucide concernant l’amour biblique.
Une perspective biblique
Paul dit que l’amour de Dieu ne fait pas de mal au prochain (Romains 13.10). Cela ne signifie pas que l’amour biblique ne fait jamais mal. Jésus a souvent parlé sévèrement aux pharisiens, et le livre des Proverbes nous rappelle que les blessures d’un ami prouvent sa fidélité (Proverbes 27.6). On a tous du mal à avaler l’amère pilule de la vérité. Elle est amère, mais elle guérit.
L’amour sacrificiel n’est pas une permission pour pécher
L’amour biblique implique de se sacrifier soi-même et parfois de souffrir, mais essayons de comprendre le sacrifice que Dieu nous demande de faire. Quand Jésus dit : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15.13), il parle de ceux qui sont prêts à abandonner leur vie (physique ou autre) pour le bien ou le bien-être d’autrui.
Risquer sa vie et souffrir de brûlures au troisième degré, par exemple, afin de secourir une personne dans un immeuble en feu, est le signe d’un amour vertueux et sacrificiel. Vivre dans une ville dangereuse afin d’amener les gens à Christ est une preuve d’amour sacrificiel. En revanche, permettre à quelqu’un de pécher continuellement contre nous sans protestation ni conséquence, ce n’est pas de l’amour biblique : c’est de la folie. Il n’est jamais dans l’intérêt de quiconque de lui permettre de continuer de pécher.
L’amour mène à la repentance
Contrairement à ce que diront les personnes destructrices, la chose la plus aimante à faire pour eux est de les obliger à répondre de leurs actes. Cela peut, en effet, nous coûter des sacrifices et de grandes souffrances. C’est non seulement dans notre intérêt, mais c’est aussi dans l’espoir qu’en fixant des limites, ces gens prennent conscience de leur propre nature pécheresse et se repentent.
Trop d’individus ont été instruits à tort que l’amour biblique signifie d’être gentil et de souffrir en silence, même en cas de maltraitance et de violence. Or, comme l’a sagement écrit C. S. Lewis, « l’amour est plus strict et plus vigoureux que de la simple gentillesse ».
Cet article est tiré du livre : Les relations destructrices de Leslie Vernick