Vaut-il la peine de souffrir ? (Joni Eareckson Tada)

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Plus qu’on en est conscient.

Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire (2 Corinthiens 4.17-18a)

Le ciel a ses plaisirs et ses joies, l’extase et l’exaltation. Au regard du ciel, nos problèmes sont « légers » en comparaison. Il s’agit d’un autre verset écrit dans la perspective de la fin des temps et qui nous dit : « Voici comment tout va se terminer, voici comment ce sera, vous verrez ! » Une fois de plus, c’est une question de foi. Un tas de problèmes sont d’un côté de la balance et la gloire céleste, de l’autre.

Une gloire céleste

Si le côté des problèmes vous semble lourd, concentrez votre foi sur le côté de la gloire céleste. Ce faisant, vous êtes comme le nain Tracassin tissant la paille pour la transformer en or ; comme un divin rouet, votre affliction « opère pour [vous], en mesure surabondante, un poids éternel de gloire » (2 Corinthiens 4.17 ; DBY). J. B. Phillips le paraphrase ainsi :

Ces petites misères (qui sont vraiment passagères) nous font gagner une récompense permanente, glorieuse et tangible, sans commune mesure avec notre douleur (2 Corinthiens 4.17 ; Phillips)

Ce n’est pas simplement que le ciel sera merveilleux malgré nos angoisses ; il sera magnifique à cause de cela. Ainsi, la souffrance nous sert. Quand on réagit par la foi à l’affliction, on y gagne un poids de gloire. Une récompense généreuse. Dieu a vraiment l’intention de récompenser votre endurance. Sinon pourquoi aurait-il gardé minutieusement le souvenir de chacune de vos larmes ?

Tu comptes les pas de ma vie errante ; recueille mes larmes dans ton outre : ne sont-elles pas inscrites dans ton livre ? (Psaumes 56.9)

Nos larmes ont de la valeur

Chaque larme que vous avez versée, pensez-y, sera rachetée. Dieu vous donnera une gloire indescriptible à la place de votre chagrin. Pas d’un vague geste de la main, mais d’une manière réfléchie et spécifique. Chaque larme est notée ; chacune sera récompensée. Nous savons à quel point nos larmes ont de la valeur à ses yeux.

Lorsque Marie a oint Jésus d’un précieux parfum, puis qu’elle a essuyé ses pieds de ses larmes, cela l’a profondément ému (Luc 7.44). La valeur de nos larmes est soulignée de nouveau dans Apocalypse 21.4, où il est écrit : « il essuiera toute larme de leurs yeux ». Ce ne sera pas le travail des anges ou d’autres êtres spirituels. Dieu s’en chargera personnellement.

« Le soir arrivent les pleurs et le matin l’allégresse » (Psaumes 30.6)

La joie céleste

Notre récompense sera notre joie. Plus nous sommes fidèles à Dieu dans notre douleur, plus grandes seront notre récompense et notre joie. Les Évangiles regorgent de paraboles de rois honorant des serviteurs pour leur diligence, de propriétaires donnant généreusement des primes à leurs ouvriers fidèles, de monarques nommant leurs loyaux sujets responsables de nombreuses villes. 

Quelle que soit l’épreuve que vous traversez en ce moment, votre réaction affectera l’éternité dont vous jouirez. Le ciel sera d’autant plus délectable dans la mesure où vous aurez suivi Jésus-Christ sur terre.

J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous (Romains 8.18)

Il a été dit que quelque chose de si grand et de si glorieux arrivera à la fin du monde, quelque chose de tellement génial et merveilleux – le dénouement du Seigneur Jésus – que cela suffira pour chaque blessure, compensera toute inhumanité et expiera toute terreur. Sa gloire remplira l’univers, et l’enfer ne sera qu’une arrière-pensée en comparaison avec l’éclat du cosmos de Dieu et de « l’Agneau [qui] est son flambeau ». La joie céleste surpasse grandement l’effroi de l’enfer. Le ciel n’a pas d’opposé, tout comme Dieu n’a pas d’opposé (le diable est un être créé et déchu).


Cet article est tiré du livre : Quand Dieu pleure de Joni Eareckson Tada & Steven Estes